COUP D'OEIL SUR 2025

C'est notre histoire

L'année 2025 a été marquée par le changement et l'adaptation. Dans ce préambule, les administrateurs, le ministre et les partenaires sociaux partagent leurs réflexions sur les principales réalisations et les défis de l'année écoulée. 

Pascale Lambin

(administratrice générale)

Ce rapport annuel vous invite à découvrir la trajectoire de Fedris en 2025 : celle d'une institution qui avance, s'adapte et agit, portée par l'engagement de ses équipes.

A travers quelques repères clés, il retrace une année marquée par l'intensité du travail sur le terrain, des évolutions importantes et une attention constante portée aux assurés sociaux et aux employeurs. Cette année, nous mettons en lumière le travail de nos assistants sociaux et de nos ingénieurs qui donnent chaque jour corps à la mission de Fedris par leur expertise et proximité sur le terrain.

Ce rapport revient également sur une année de transformation, avec la mise en place du plan Phoenix, conçu pour répondre au contexte de restrictions budgétaires imposées par le gouvernement. Pensé comme un levier de transformation, ce plan traduit la capacité de Fedris à évoluer avec résilience : il recentre l'action sur les missions essentielles, renforce l'efficacité et la collaboration, veille à garantir une gestion responsable et durable des ressources, en s'appuyant sur les talents de ses collaborateurs et en veillant à ce que personne ne soit laissé dans la difficulté.

Enfin, ce rapport est aussi un témoignage collectif : celui de l'engagement, du professionnalisme et de la solidarité des collaborateurs de Fedris. C'est grâce à leur implication quotidienne que l'institution peut poursuivre sa mission et relever les défis présents et futurs. Nous tenons à les en remercier chaleureusement.

Bonne lecture et bonne découverte du chemin parcouru en 2025 !

Les partenaires sociaux 

En tant que partenaires sociaux, nous jouons un rôle central dans la gouvernance de Fedris et dans l'orientation du régime des risques professionnels. Par la concertation sociale, nous veillons à ce que la protection des travailleurs reste en phase avec les réalités du monde du travail.

L'année 2025 a été marquée par des défis importants : évolution des formes de travail, transformation des risques professionnels, attention accrue portée à la prévention, et contraintes budgétaires. Dans ce contexte exigeant, le dialogue social s'est confirmé comme un levier essentiel pour dégager des orientations équilibrées, ancrées dans le terrain et partagées par l'ensemble des acteurs.

Les travaux menés en concertation ont notamment porté sur l'adaptation du cadre de reconnaissance des risques professionnels, aboutissant à des propositions concernant l'adaptation de l'habitation après un accident du travail ou à une réflexion en profondeur afin de faire évoluer le régime des maladies professionnelles. Ces échanges traduisent la volonté commune de maintenir un système pertinent, inclusif et durable.

En tant que partenaires sociaux, nous restons pleinement engagés à soutenir Fedris dans l'accomplissement de ses missions. En accordant une attention particulière à la prévention, à l'égalité d'accès aux droits et au bon fonctionnement de l'institution, nous contribuons à un système de protection sociale capable d'évoluer au rythme des transformations sociétales et des réalités du marché du travail.

Le ministre Frank Vandenbroucke

En 2025, j'ai poursuivi résolument une politique qui place la prévention et la protection des travailleurs au cœur de l'action publique. Les personnes confrontées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, ne doivent pas être abandonné à leur sort, ni en matière de reconnaissance, ni en matière de soins, ni en ce qui concerne la perspective d'un retour à un travail de qualité. Face aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, il est de notre responsabilité collective de garantir des réponses cohérentes, efficaces et fondées sur des données scientifiques solides. Dans ce domaine, l'État peut et doit compter sur Fedris. En tant qu'organisme d'exécution, centre de référence scientifique et partenaire incontournable des pouvoirs publics, l'agence joue un rôle central dans le bon fonctionnement et l'évolution du régime des risques professionnels.

Ma vision politique repose sur la conviction que le système de gestion des risques professionnels n'est pas un filet de sécurité isolé, mais un maillon essentiel d'une politique intégrée reliant prévention, reconnaissance, rétablissement et réinsertion. Dans cette optique, j'ai ainsi cherché à renforcer notre capacité d'anticipation face aux risques pour la santé et affirmer un engagement clair en faveur d'une reconnaissance juste des travailleurs exposés, y compris ceux qui sont trop longtemps restés dans l'angle mort des politiques de santé au travail. Les avis indépendants et rigoureux du Conseil scientifique de Fedris ont permis, en 2025, la reconnaissance de certaines maladies professionnelles affectant des travailleurs du sexe liés par un contrat de travail. Une étape importante dans la reconnaissance de groupes de travailleurs dont les risques pour la santé sont restés longtemps invisibles. Dans cette même logique de responsabilité et de justice sociale, j'ai demandé au Conseil de poursuivre ses travaux sur les risques sanitaires encourus par les pompiers ainsi que sur le lien entre l'usage professionnel de produits phytopharmaceutiques et la maladie de Parkinson.

La prévention des accidents du travail demeure par ailleurs dans mes priorités politiques. Mieux vaut prévenir que guérir. Non seulement d'un point de vue humain, mais aussi parce que chaque accident évité permet à un salarié de continuer à travailler, de préserver ses revenus, sa santé et ses perspectives d'avenir. Le dispositif des risques aggravés constitue un levier essentiel pour responsabiliser les acteurs et agir en amont des sinistres. Nous le faisons évoluer afin qu'il reflète plus fidèlement les réalités du terrain, notamment par la prise en compte des accidents des travailleurs intérimaires dans l'évaluation des risques des entreprises utilisatrices. Il est inacceptable que les travailleurs les plus vulnérables soient aussi ceux pour qui la politique de prévention est la moins visible. En complément, une campagne annuelle de sensibilisation permet d'adresser un signal clair aux employeurs présentant un niveau de risque élevé et de les encourager à renforcer durablement leur politique de prévention. Convaincu de l'efficacité de cette approche proactive, je souhaite inscrire formellement cette campagne parmi les missions de Fedris.

La protection des victimes de l'amiante, y compris des victimes environnementales, demeure un axe important de ma politique. L'amiante est avant tout un problème pour lequel la société doit assumer sa responsabilité envers les victimes d'expositions souvent survenues il y a plusieurs décennies. Le cadre juridique doit encore être clarifié et élaboré avec rigueur afin de garantir une protection adéquate.

Je tiens également à souligner que la mission de Fedris ne se limite pas à la reconnaissance et à l'indemnisation. La réadaptation des travailleurs touchés et leur accompagnement vers une reprise durable du travail, lorsque cela est possible sur les plans médical et humain, constituent un élément essentiel d'un régime moderne des risques professionnels. Cette ambition s'inscrit pleinement dans l'agenda plus large du retour au travail que je déploie également dans le domaine de l'assurance maladie-invalidité. Une action publique cohérente exige que les instruments des différentes branches de la sécurité sociale se renforcent mutuellement au lieu d'exister côte à côte.

Enfin, je tiens à remercier les collaborateurs de Fedris pour leur professionnalisme et leur engagement. Par leur action quotidienne, ils donnent une réalité concrète à la protection sociale et contribuent à renforcer, jour après jour, un système fondé sur la protection des travailleurs, attentif à la santé et orienté vers un maintien durable au travail.